Coups de coeurs

Faites-nous partager vos lectures !

Chaque mois, nous publions sur cette page vos commentaires et critiques d’un roman, d’une nouvelle, d’un documentaire ou d’une bande dessinée, que vous avez apprécié !

Il vous suffit de nous envoyer par email votre texte, avec les références du livre et vos coordonnées.

Disponible à la bibliothèque-médiathèque sous la cote : FERRferrante

Une fresque sociale sur fond d'amitié adolescente

On ne peut entrer dans l’univers d’Elena Ferrante qu’en acceptant de ne plus en ressortir, en particulier avec ce deuxième tome de sa saga napolitaine. Après l’inoubliable récit de «L’amie prodigieuse», «Le nouveau nom» poursuit les tumultes intérieurs de deux amies férocement inséparables, à l’âge de l’adolescence et de leur entrée douloureuse dans la vie adulte. Avec son écriture âpre et charnelle, rude et lumineuse à la fois, elle rend ses personnages hypnotiques, obsédants. Tout comme l’atmosphère enivrante de ces romans, qui transporte le lecteur des plages de l’île d’Ischia aux quartiers populaires de Naples, en passant par la célèbre place des Martyres ou les ruelles marchandes de la cité campanienne.

Le verbe d’Elena Ferrante est odorant, bruyant, visuel. Plein de fièvre, de brutalité et de sensualité. On ne lit pas «Le nouveau nom» avec passivité, on plonge dans ses tourments et ses fougues de jeunesse pour en ressortir chaviré, essoré par tant de vie et de souffle. De cruauté aussi.

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Disponible à la bibliothèque-médiathèque sous la cote : COLEpoupeekafka

La véritable crevasse qui sépare le père et sa fille pourra-t-elle jamais se combler ? Professeur à laSorbonne, spécialiste de la littérature allemande (surtout celle de l'entre-deux-guer­res), Abel Spieler, un peu joueur avec la vie des autres — étudiantes séduites, femme trompée, fille délaissée —, est hanté par Franz Kafka, dont il connaît par coeur le Journal.

Julie Spieler, sa fille, orpheline de sa mère, et presque de son père qui, enfermé dans son bureau, a dressé «un écran opaque» entre lui et le monde, bien que lectrice à 6 ans de La Métamorphose et promise à de brillantes études, est ­finalement en rupture de ban. «Un con», dit-elle de son père. Mais elle l'aime.

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Les romans de l'auteur sont disponibles à la bibliothèque-médiathèque sous la cote : VIGA

Delphine de Vigan, la prime au roman policier

vigan

Le Prix Renaudot revient à une romancière chérie des lecteurs, qui sait restituer le quotidien, intime et familial. Avec «D’après une histoire vraie», elle salue un auteur qu’elle aime, Stephen King

Belle nouvelle: le Renaudot 2015 revient à Delphine de Vigan, romancière chérie des lecteurs, et des critiques, pour D’après une histoire vraie, subtil jeu de piste sur les coulisses de l’écriture, entre le réel et la fiction. Delphine de Vigan a connu un immense succès avec son livre précédent, Rien ne s’oppose à la nuit (2012, Prix des lectrices de Elle), où elle racontait l’histoire de sa mère, atteinte d’un trouble bipolaire, et d’une partie de sa famille.

Ce succès est le point de départ de D’après une histoire vraie. Le roman commence comme un récit voire le témoignage de l’écrivaine, au moment de ce raz-de-marée populaire, qui l’a laissée émotionnellement exsangue. Dans cet état de fragilité, la narratrice, qui se prénomme Delphine, va faire la connaissance d’une femme, L., qui va bientôt la placer sous son emprise.

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In der Bibliothek-Mediathek verfügbar unter der Signatur MACE.Kindeswohl
Blut – ein heiliges Gut

Es geht um nicht weniger als um Leben und Tod beim Urteil, das die Richterin Fiona Maye fällen muss. Eine heikle Aufgabe, die auch ihr persönliches Leben beeinflusst.

Im neusten Roman «Kindeswohl» von Ian McEwan muss die Richterin Fiona Maye eine schwierige Entscheidung fällen. Sie ist Richterin am Londoner High Court, ihre Spezialität ist Familienrecht. Oft sind es heikle Fälle, über die sie urteilen muss, nicht selten verbunden mit religiösen Fragen. Die Religion spielt auch in ihrem aktuellen Fall eine massgebende Rolle.
Essenz des Menschlichen

Im Zentrum des aktuellen Prozesses steht das Kindeswohl eines Siebzehnjährigen. Der an Leukämie erkrankte junge Mann benötigt dringend Bluttransfusionen. Die Klinik gelangt an das Gericht, weil sie sich absichern muss, um die Bluttransfusionen gegen den Willen der Eltern durchführen zu können. Die Eltern, wie auch der junge Mann selber, verweigern als Zeugen Jehovas die Transfusionen: «Blut ist die Essenz des Menschlichen. Es ist die Seele, es ist das Leben selbst. Und so wie das Leben ist auch das Blut heilig.»

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Disponible à la bibliothèque-médiathèque sous la cote : HAWK

Fenêtre sur crimeHawkins-Train-Exe

Le premier roman policier de Paula Hawkins s’adresse à tous les pendulaires qui s’inventent des histoires en rêvant devant les fenêtres de leur train. Et s’ils étaient témoins d’un drame?

Passer son temps dans les trains n’a pas que des désavantages. D’abord parce que cela permet d’avoir des idées de roman policier. C’est le cas de Paula Hawkins, qui a esquissé ce premier roman lors de ses longs trajets de pendulaire londonienne. Ensuite parce que cela ouvre des fenêtres entières sur des univers étrangers. C’est le cas de Rachel, anti-héroïne de La Fille du train.

Récemment divorcée, Rachel est sur la mauvaise pente: elle glisse dans l’alcoolisme et perd son travail. Mais elle continue toutefois de penduler entre sa banlieue tranquille et Londres. Pour éviter que sa nouvelle colocataire se doute qu’elle a perdu son travail, mais surtout pour rester «normale». Elle passe ainsi des heures entières à regarder les paysages à travers la vitre du train et en particulier les habitants des maisons qui longent la voie de fer. Elle s’invente des histoires, des destins. Surtout à propos de ces deux amoureux, qu’elle appelle Jason et Jess. Ils lui rappellent son propre couple, avant que son mari ne la trompe et ne la quitte pour s’installer avec sa maîtresse.

Stupeur: un matin, Jason n’est pas là et Jess est avec un autre homme. Et quelques jours plus tard, Jess disparaît et fait la une des journaux.

 

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Nichts für schwache Nerven! Die Geschichte spielt sowohl in der Gegenwart wie auch in der Vergangenheit zweier Brüder, die tatsächliche diese sprichwörtliche „furchtbare Kindheit“ erlebten. Extrem berührt hat mich der ältere Bruder, der als Heroin-Junkie alles gibt, um seinem Sohn ein guter Vater zu sein. Er ist dem Leser so sympathisch in seinen Bemühungen! Ständig hat man aber auch Angst um seinen Sohn, und befürchtet andauernd das schlimmste. Was dann ja auch passiert. Beklemmend, verstörend und gewalttätig. Aber absolut lesenswert.

Sandra Rauber

Disponible à la bibliothèque-médiathèque sous la cote : ADICamericanah
Dans «Americanah», Chimamanda Ngozi Adichie décrit la vie de jeunes Nigérians qui naviguent entre l’Afrique, les Etats-Unis et l’Angleterre et qui découvrent les délices et les cruautés du monde occidental.
«J’avais envie d’écrire sur ce que je connais. Ces histoires-là, on ne les entend pas beaucoup hors d’Afrique. On s’attend à ce que les histoires venues de pays africains soient misérables, parlent de pauvreté, de guerre, des maladies, du sida, d’Ebola. Ces histoires-là sont intéressantes, bien sûr, mais elles sont loin de moi. Avec Americanah, dit Chimamanda Ngozi Adichie, je voulais parler de ce que je connais: des Africains de la classe moyenne, de ceux qui émigrent, quittent leur pays, pas parce qu’ils sont pauvres mais parce qu’ils cherchent quelque chose en plus. Ils attendent d’avantage de la vie et, surtout, ils veulent avoir le choix.»

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Atwood

Disponible à la bibliothèque-médiathèque sous la cote : ATWO

"L’auteure du «Tueur aveugle» – Booker Prize 2002 – clôt sa trilogie sur la fin du monde par un tsunami de récits enchâssés, où Toby la rescapée et son amant, Zeb, tentent de redonner du sens à un univers explosé, dangereux et burlesque ...Délirant? Assez. Et souvent très drôle car on sent que Margaret Atwood s’amuse énormément en explorant ces mondes parallèles où au passage, entre deux inventions verbales, elle prend un malin plaisir à déboulonner les poncifs de la science-fiction."

Le Temps, le 20 novembre 2014

Disponible à la bibliothèque-médiathèque sous la cote : LUPASinge de Hartlepool


"1814, au large des côtes du petit village anglais de Hartlepool, un navire de la flotte napoléonienne fait naufrage lors d'une tempête. Au petit matin, sur la plage, les villageois retrouvent un survivant parmi les débris. C'est le singe qui jouait le rôle de mascotte à bord du vaisseau, et qui porte l'uniforme français. Or les habitants de Hartlepool DETESTENT les Français, même s'ils n'en ont jamais vu en vrai. D'ailleurs, ils n'ont jamais vu de singe non plus. Mais ce naufragé arrogant et bestial correspond assez bien à l'idée qu'ils se font d'un Français... Il n'en faut pas plus pour qu'une cour martiale s'improvise.
Inspiré d'une légende tristement célèbre du Nord de l'Angleterre, le Singe de Hartlepool est une fable tragi-comique qui parle de nationalisme va-t-en-guerre et du racisme ignorant qui ne connaît pas de frontières..."

4e de couverture

Disponible à la bibliothèque-médiathèque sous la cote: IRVIirving

John Irving et tous ses avatars

«A moi seul bien des personnages», un roman roboratif et bavard, où les inconditionnels de l’auteur du «Monde selon Garp» retrouveront toutes ses hantises

«Je ne suis qu’un artisan. Je prends plaisir à construire mes livres comme un ébéniste fabrique des tables», dit John Irving, qui a l’art d’écrire des best-sellers, véritables phénomènes culturels aux Etats-Unis. Reclus dans sa thébaïde du Vermont, l’ancien champion de lutte – né en 1942 – aime surprendre ses lecteurs et les embarquer dans des histoires au long cours qui sont autant de visions de l’Amérique. Ses recettes? Une thématique musclée: Dieu, le diable, la vie, la mort, l’amour, le sexe, le tout saupoudré de ce petit grain de folie dont Irving, le fabuliste fabulateur, a fait sa spécialité.

Dans son nouveau roman, il réinvente – non sans tourments! – certains épisodes de son adolescence, à l’époque où ses «pulsions bisexuelles» le plongeaient dans le désarroi.

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Verfügbar in der Bibliothek-Mediathek unter der Signatur ERDR

Im Sommer 1988 wird die Mutter des 14-jährigen Joe Coutts Opfer eines brutalen Verbrechens. Sie schließt sich in ihrem Zimmer ein und verweigert die Aussage. Vater und Sohn wissen nicht, wie sie sie zurück ins Leben holen können. Da sich der Überfall auf der Nahtstelle dreier Territorien ereignet hat, sind drei Behörden mit den Ermittlungen befasst. Selbst Joes Vater sind als Stammesrichter die Hände gebunden. So beschließt Joe, den Gewalttäter selbst zu finden. Mit seinen Freunden Cappy, Angus und Zack unternimmt er teils halsbrecherische, teils urkomische Ermittlungsversuche. Bei seiner aufreizenden Tante und im Kreis katholischer Pfadfinderinnen begegnet er der Liebe und in alten Akten dem Schlüssel des Verbrechens.