Coups de coeurs

Faites-nous partager vos lectures !

Chaque mois, nous publions sur cette page vos commentaires et critiques d’un roman, d’une nouvelle, d’un documentaire ou d’une bande dessinée, que vous avez apprécié !

Il vous suffit de nous envoyer par email votre texte, avec les références du livre et vos coordonnées.

Disponible à la bibliothèque-médiathèque sous la cote : ADICamericanah
Dans «Americanah», Chimamanda Ngozi Adichie décrit la vie de jeunes Nigérians qui naviguent entre l’Afrique, les Etats-Unis et l’Angleterre et qui découvrent les délices et les cruautés du monde occidental.
«J’avais envie d’écrire sur ce que je connais. Ces histoires-là, on ne les entend pas beaucoup hors d’Afrique. On s’attend à ce que les histoires venues de pays africains soient misérables, parlent de pauvreté, de guerre, des maladies, du sida, d’Ebola. Ces histoires-là sont intéressantes, bien sûr, mais elles sont loin de moi. Avec Americanah, dit Chimamanda Ngozi Adichie, je voulais parler de ce que je connais: des Africains de la classe moyenne, de ceux qui émigrent, quittent leur pays, pas parce qu’ils sont pauvres mais parce qu’ils cherchent quelque chose en plus. Ils attendent d’avantage de la vie et, surtout, ils veulent avoir le choix.»

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Atwood

Disponible à la bibliothèque-médiathèque sous la cote : ATWO

"L’auteure du «Tueur aveugle» – Booker Prize 2002 – clôt sa trilogie sur la fin du monde par un tsunami de récits enchâssés, où Toby la rescapée et son amant, Zeb, tentent de redonner du sens à un univers explosé, dangereux et burlesque ...Délirant? Assez. Et souvent très drôle car on sent que Margaret Atwood s’amuse énormément en explorant ces mondes parallèles où au passage, entre deux inventions verbales, elle prend un malin plaisir à déboulonner les poncifs de la science-fiction."

Le Temps, le 20 novembre 2014

Disponible à la bibliothèque-médiathèque sous la cote : LUPASinge de Hartlepool


"1814, au large des côtes du petit village anglais de Hartlepool, un navire de la flotte napoléonienne fait naufrage lors d'une tempête. Au petit matin, sur la plage, les villageois retrouvent un survivant parmi les débris. C'est le singe qui jouait le rôle de mascotte à bord du vaisseau, et qui porte l'uniforme français. Or les habitants de Hartlepool DETESTENT les Français, même s'ils n'en ont jamais vu en vrai. D'ailleurs, ils n'ont jamais vu de singe non plus. Mais ce naufragé arrogant et bestial correspond assez bien à l'idée qu'ils se font d'un Français... Il n'en faut pas plus pour qu'une cour martiale s'improvise.
Inspiré d'une légende tristement célèbre du Nord de l'Angleterre, le Singe de Hartlepool est une fable tragi-comique qui parle de nationalisme va-t-en-guerre et du racisme ignorant qui ne connaît pas de frontières..."

4e de couverture

Disponible à la bibliothèque-médiathèque sous la cote: IRVIirving

John Irving et tous ses avatars

«A moi seul bien des personnages», un roman roboratif et bavard, où les inconditionnels de l’auteur du «Monde selon Garp» retrouveront toutes ses hantises

«Je ne suis qu’un artisan. Je prends plaisir à construire mes livres comme un ébéniste fabrique des tables», dit John Irving, qui a l’art d’écrire des best-sellers, véritables phénomènes culturels aux Etats-Unis. Reclus dans sa thébaïde du Vermont, l’ancien champion de lutte – né en 1942 – aime surprendre ses lecteurs et les embarquer dans des histoires au long cours qui sont autant de visions de l’Amérique. Ses recettes? Une thématique musclée: Dieu, le diable, la vie, la mort, l’amour, le sexe, le tout saupoudré de ce petit grain de folie dont Irving, le fabuliste fabulateur, a fait sa spécialité.

Dans son nouveau roman, il réinvente – non sans tourments! – certains épisodes de son adolescence, à l’époque où ses «pulsions bisexuelles» le plongeaient dans le désarroi.

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Verfügbar in der Bibliothek-Mediathek unter der Signatur ERDR

Im Sommer 1988 wird die Mutter des 14-jährigen Joe Coutts Opfer eines brutalen Verbrechens. Sie schließt sich in ihrem Zimmer ein und verweigert die Aussage. Vater und Sohn wissen nicht, wie sie sie zurück ins Leben holen können. Da sich der Überfall auf der Nahtstelle dreier Territorien ereignet hat, sind drei Behörden mit den Ermittlungen befasst. Selbst Joes Vater sind als Stammesrichter die Hände gebunden. So beschließt Joe, den Gewalttäter selbst zu finden. Mit seinen Freunden Cappy, Angus und Zack unternimmt er teils halsbrecherische, teils urkomische Ermittlungsversuche. Bei seiner aufreizenden Tante und im Kreis katholischer Pfadfinderinnen begegnet er der Liebe und in alten Akten dem Schlüssel des Verbrechens.

Disponible à la bibliothèque-médiathèque sous la cote: ELAS

"Les Egyptiens n'ont plus peur" ElAswany

Dans «L’Automobile Club d’Egypte», Alaa El Aswany, décrit avec une grande puissance les causes et les effets du despotisme sur un groupe humain.

(...)

Automobile Club d’Egypte est le premier livre d’Alaa El Aswany qui paraît depuis la chute de Hosni Moubarak. L’écrivain a passé les folles journées de 2011 sur la place Tahrir, prenant la parole devant des centaines de milliers de personnes. Dix-huit jours dans la rue presque sans discontinuer. A l’époque, nous l’avions appelé au téléphone. «Je comprends aujourd’hui le sens du mot peuple», nous avait-il dit avec émotion.

Depuis, comme on sait, un président, membre des Frères musulmans, a été élu et chassé à son tour. Et un militaire, le général Al-Sissi, a pris le pouvoir avec arrestations et exactions de masse à l’encontre de tout opposant, religieux et jeunes révolutionnaires en tête. (...)

La barrière de la peur est au cœur d’Automobile Club d’Egypte. Des trois romans d’Alaa El Aswany, il est sans doute le plus puissant. On retrouve sa faconde et la forme qu’il préfère, celle de choisir un lieu, véritable personnage principal du livre, et d’y faire converger tous les autres personnages, hommes, femmes, puissants et pauvres, dans un ballet virtuose. Le processus permet, à nouveau, de faire émerger une fresque, avec mille et un détails. Le lecteur sent, voit, entend, s’attache aux personnages qu’il croit connaître depuis longtemps, s’identifie à telle ou tel et se pose la question centrale du livre: dans une situation d’oppression, tenaillé par la peur, qu’est-ce que je choisirai? La soumission, l’humiliation et la sécurité ou la liberté et tous les dangers qui l’accompagnent?

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Disponible à la bibliothèque-médiathèque sous la cote: LOBE

Coup de coeur de la classe 2B2, qui a participé au prix littéraire Roman des romandsmaxlobe

En racontant l’histoire de Dipita, un jeune camerounais malmené par la vie, Max Lobe a abordé certaines thématiques actuelles dont on entend souvent parler, et que je croyais connaître – la prostitution, l’immigration ou encore l’homosexualité – mais dont finalement je savais peu de choses. Malgré les thèmes plutôt durs du roman, la naïveté et l’espoir du personnage principal m’ont touchée et m’ont fait me sentir concernée.

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Disponible à la bibliothèque-médiathèque sous la cote : VAND

Rêves d'individualitéfabrique

Mei, jeune ouvrière chinoise, passe ses jours à coudre, laissant ses doigts filer sur le tissu comme un automate. La nuit, elle rêve dans son petit lit entouré des onze autres couchettes de ses camarades, et ses rêves sont des échappées hors de l’usine et de son emprise. Au fil des pages, Mei se révolte, elle nourrit des envies de liberté; elle cesse de faire partie de la masse et s’autorise de plus en plus une conscience de son individualité.

 

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Disponible à la bibliothèque-médiathèque sous la cote : KASI esprit d'hiver

Dinde de Noël et doigts glacés

Dans «Esprit d'hiver» de Laura Kasischke, l'univers familier de Holly devient un cauchemar éveillé au moment de Noël. Captivant, poétique et inquiétant.

Quand on a déjà lu un roman de Laura Kasischke, et qu'on en commence un nouveau, on sait qu'il va se passer quelque chose de terrible. On sait aussi qu'on aura beau tout imaginer, on ne parviendra pas à prévoir l'affreux dénouement. Alors on est fébrile. Et heureux. Malgré l'horreur qui croît.

Quand on n'a jamais lu Laura Kasischke, et qu'on ouvre son dernier roman, «Esprit d'hiver», on est happé, parce que quelque chose dérange, immédiatement: l'écrivaine américaine excelle à créer une ambiance inquiétante, c'est même sa spécialité.

Une femme se réveille un matin de Noël. «Quelque chose les avait suivis depuis la Russie jusque chez eux», pense-t-elle. Cette idée la poursuit toute la journée, et elle veut l'écrire, parce qu'elle fut poétesse, autrefois, avant d'être mère. Autour d'elle, la fête de Noël part en lambeaux, petit à petit. D'abord ce réveil tardif. Son mari arrivera en retard à l'aéroport pour chercher ses parents. Sa fille Tatiana ne cesse de la provoquer, ou boude. Dehors, c'est le blizzard, et sa meilleure amie se décommande pour le repas de Noël. Puis l'associé de son mari. Et ainsi de suite.

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erridelucaDisponible à la bibliothèque-médiathèque sous la cote : LUCA

Tu aimes l'amour ?

«En lisant, on rencontre des phrases sismiques». Et dans ce roman elles foisonnent, éveillant une réflexion qui ne peut pas laisser indifférent. À travers ce texte, on ressent la volonté de donner aux mots une attention toute particulière.

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fluekigerVerfügbar in der Bibliothek-Mediathek unter der Signatur : FLÜK

Hundehaufen im Garten Eden

In der Romandie hat sie schon vier Bücher publiziert, erstmals liegt nun ein Roman von ihr in deutscher Übersetzung vor: Isabelle Flükiger schreibt mit grosser Leichtigkeit und Selbstironie von der Angst vor der Mittelmässigkeit.

Er produziert einen Haufen Scheisse, und zunächst ist das ganz wörtlich zu verstehen: der allerliebste kleine Hund mit dem braunen Fleck um das eine Auge, der Feinschmecker ist und Hundefutter verabscheut und ein Schild mit dem Namen Gabriel um den Hals trägt. Fröhlich sitzt er da, hat schon den zweiten Haufen gemacht, doch dieser findet keinen Platz mehr in der mitgenommenen Plastiktüte. Und nicht eingesammelte Hundehaufen sind der vermeintliche Super-GAU in Schweizer Vorgärten, auf Trottoirs und abgesteckten Wegen.

Leben in Möglichkeitsform

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